Un aperçu des visites et ateliers organisés par la Carline en 2021

Visite du dépôt Relais Vert à Carpentras

Ça date déjà un peu mais mieux vaut tard que jamais pour faire un retour de la visite organisée par GRAP sur le site de Relais Vert à Carpentras. Relais Vert, c’est pas moins que notre 1er fournisseur à la Carline, ceux qui nous livrent 3 fois par semaine principalement en produits frais conditionnés et en fruits et légumes. Suivant les années, Relais Vert représente 20 à 25% de nos achats. Du coup, avoir une bonne connaissance de leur fonctionnement et mieux connaître leur manière de travailler apparaît plus qu’indispensable pour s’assurer que notre 1er fournisseur est un tant soit peu en phase avec la politique d’approvisionnement de la Carline. C’est Marlène et Caroline qui se jointes au groupe de GRAP pour cette visite.

La ferme du Bez : les vergers de Toinon VERDET

Le 25 septembre, 8 personnes, dont 4 enfants, sont parties à Saint-Romans à la rencontre de Toinon Verdet qui a repris l’exploitation des vergers Jean-Marie, son père.

Désormais seule aux commandes, elle continue de livrer La Carline en pommes fraîches et jus de pommes. Toinon a intégré de nouvelles méthodes dans les soins qu’elle apporte aux arbres, comme les macérations de plantes. Elle a également installé un poulailler mobile entre les lignes de pommiers pour le désherbage et la fertilisation. La visite a été l’occasion de s’initier à la production de jus de pommes : après les étapes de lavage, trie et pressage, 15 bons litres de jus ont pu être extirpés de ses fruits juteux. L’occasion pour chacun de repartir avec une bouteille pleine. La découpe pour le séchage de pommes a également été au programme de l’après-midi. Un atelier que Toinon a développé, en plus de la fabrication de vinaigre de cidre, pour valoriser les fruits moins jolis, ce qui a été particulièrement utile cette année du fait des mauvaises conditions météo.

 

La visite à la ferme de Pontaix : les cochons Gascons

Les 20 et 21 octobre, 12 consommateurs et 5 salariés sont allés à la rencontre Luca et Sebastian Szymkowiak à Pontaix à la ferme des cochons Gascons. Après le retrait partiel d’Emilie Douelle suite à l’ouverture du Silo, la visite a été l’occasion de rencontrer nos nouveaux producteurs de viande de porc de la Carline. Cette ferme, c’est l’héritage des parents de Luca qui avaient des vaches dans le temps. Luca et Sebastian se sont installés il y a 2 ans avec l’idée d’élever des cochons et ont gardé quelques vaches, des Black Angus. Ils réfléchissent actuellement à se doter d’un atelier de transformation et à se former pour faire le travail de A à Z sur place et limiter ainsi les déplacements. Lors des visites, le groupe et les éleveurs se sont promenés avec les cochons, qui à l’automne mangent les glands et noix tombés au sol. La visite s’est poursuivie vers les bâtiments, les parcs et les champs. Ils ont un verrat, 2 truies et une dizaine de petits. Ils produisent leurs céréales pour l’alimentation des bêtes. Ils nous ont présenté leurs cultures, expliqué les rotations, les échanges ont été riches et intenses. Luca et Sebastian étaient très contents d’ouvrir leur ferme et de partager leur quotidien. Ils ont apprécié la présence des enfants, qui ont amené une très bonne énergie dans le groupe.

 

 

L’atelier de transformation avec la conservation mobile à la ferme de Solaure

Le 28 octobre, la ferme de Solaure a accueilli la conserverie mobile et solidaire pour l’atelier bocal organisé par la Carline avec les Restos du Cœur. Cet atelier s’inscrit dans la cadre de notre politique d’accessibilité alimentaire et du partenariat avec les Restos. L’objectif : se réapproprier une alimentation de qualité en apprenant à cuisiner/transformer ses légumes. A noter qu’il s’agit d’une des actions financées par le Plan Alimentaire de Territoire (PAT). Thibault (DURAN), ancien salarié et toujours administrateur à la Carline, a reçu le groupe dès 9h avec café/thé et l’a accompagné jusqu’à 17h. La récupération des légumes (aubergines, poivrons, tomates vertes, courges, patate douce) s’est faite auprès de Julien Blachon, sous forme de don ; les poivrons ont quant à eux été fournis par les Volonteux (facturé à la conserverie). Le matin, le groupe d’une dizaine de consommateurs a participé à l’installation du matériel, au lavage, à la découpe et à la cuisson des différentes recettes : purée d’aubergine à tartiner, poivronnade, confiture de tomates vertes, ketchup de tomates vertes, poivrons revenus à l’huile. Après un repas partagé, l’après-midi a été consacrée à la mise en bocaux et l’auto-stérilisation. Chaque participant est reparti avec un bocal ; tous les autres bocaux ont été donnés aux Restos du Cœur. Huit autres ateliers de ce type sont à prévoir sur 2022 et 2023.

Les visites de fermes chez Thibault Géry et Jean-Marie Verdet

En fin d’année 2021, nous avons eu l’occasion d’aller visiter deux fermes de paysans céréaliers, tous les deux producteurs associés à la Carline. La ferme Bouteille à Luzeran de Thibault et la ferme du Bez à Saint-Roman chez Jean-Marie.

Nous avons d’abord été accueilli par Thibaud qui nous a montré les différents lieux de transformation des céréales en huile (colza et tournesol), en farine (seigle, petit épeautre, maïs, pois chiche…), en pâtes et en moutarde. Ils sont deux, Cécile et Thibaud, au sein du GAEC depuis 2016 maintenant. Ils fournissent une quinzaine d’autres épiceries et envoient même leur moutarde à Paris grâce à la péniche qui remonte le Rhône de la Méditerranée à la capitale. Aujourd’hui ils travaillent environ 30 ha de champs et apprécient autant l’un que l’autre d’être dans les champs, au tracteur, à la transformation et au bureau. Et d’où nous vient le nom de la ferme ? Bien sûr, vous vous doutez qu’on a posé la question, notre curiosité était trop grande ! Et bien, elle doit son nom au hameau habité par les deux associés avant de venir s’installer à Luzeran.

Thibaud a partagé avec nous son quotidien. Nous avons eu la chance de voir leur talents de bricoleurs débrouillards que sont les associés et la technique et le savoir-faire qu’ils tentent sans cesse de faire évoluer pour améliorer leurs produits, leur travail, leur confort.

Suite à ça, nous sommes allés voir la ferme de Jean-Marie Verdet à Saint-Roman. Nous avons principalement parlé de la production de céréales et de leur transformation en farine. Puisque le côté verger c’est maintenant Toinon qui en a la gestion. Il ne prend plus de décision mais ne s’empêche pas de donner un coup de main, un conseil. Jean-Marie aura quand même passé 30 ans de sa vie à s’occuper de pommiers en agriculture biologique. Aujourd’hui, il se concentre donc sur la farine de blé, et il est vrai que lorsqu’il nous a parlé de son moulin, des étoiles sont apparues au coin de ses yeux et le sourire ne l’a pas lâché d’une joue. Il nous  a donc présenter son moulin, qui n’est pas du tout le même que celui de Thibaud et Cécile de la ferme Bouteille. Nous sommes ensuite allés voir sa plateforme de compostage que les deux futurs maraîchers de Chamarges, et nous autres voulaient voir. Là aussi Jean-Marie semble être un grand passionné.

Chaque producteur a pu visiter la ferme de son voisin et c’est une petite victoire, car la Carline souhaite aussi favoriser les relations entre les producteurs. En effet sortir de son quotidien n’est pas chose évidente, et aller échanger des idées avec son voisin n’est pas si fréquent. Le temps passe, les jours défilent et on est content de rassembler des producteurs, des consommateurs et des épiciers dans une ferme du Diois.

L’atelier de fabrication de pâte feuilletée

Le 15 décembre devait se tenir un atelier avec Marie-Madeleine Chevallier de la Vie en Vert à la cuisine collective d’Habiterre… C’est elle qui nous fournit les pâtes feuilletées et l’idée était d’apprendre à les faire, ce qui requiert patience et technique, mais également à abaisser les pâtons sans casser le précieux feuilletage. A l’aube de l’épiphanie, cet atelier aurait pu sauver bon nombre de tentatives de fabrication maison de galettes des rois, mais faute d’inscriptions en nombre suffisant, l’atelier n’a pas eu lieu. L’organisation des ateliers ne rencontre pas toujours le public au bon moment. Proposition à renouveler ultérieurement.